Captive #1

Titre : The Wrath and the dawn

Autrice : Renée Adhieh

Editions : Speak

Genres : Romance, Réécriture de Contes

Résumé : Chaque soir, le jeune calife du Khorassan prend une nouvelle épouse; chaque matin il la fait assassiner. Consciente du terrible sort qui l’attend, Shéhérazade se porte pourtant volontaire : elle est prête à tout pour venger les récentes épousées, et en particulier son amie d’enfance Shiva.

Chaque aube, est une menace de mort mais la jeune fille échappe jour après jour à l’exécution en narrant des contes à rallonge au calife.

Chaque jour,

Shéhérazade tisse une stratégie pour tuer celui qui est désormais son époux. Mais ce qui se trame aussi, c’est l’amour qu’elle se met peu à peu à éprouver pour lui…

Mon avis

Ce n’est pas dans mon habitude de faire ça, mais cette chronique sera avec spoilers, parce que j’ai vraiment envie de vous partager mon ressenti sur ce livre que j’ai adoré ! Mais ne vous inquiétez pas, vous retrouverez mon avis sans spoilers en vidéo dans quelques semaines !

The Wrath and the Dawn (Captive en français) m’a été fortement conseillé par une amie, et j’ai entamé cette lecture alors que cela faisait de nombreuses semaines que je n’avais pas eu l’occasion de me plonger dans une lecture juste pour moi – et pas pour les cours ou en SP. Et quelle chance j’ai eu de tomber sur un roman aussi captivant !

Cette réécriture des 1001 nuits prend place dans un royaume arabe dirigé par un roi tyrannique : Khalid prend chaque jour une nouvelle femme pour la faire assassiner le lendemain matin. Shrazhad, notre protagoniste, s’est porté volontaire pour devenir l’épouse de Khalid, dans l’espoir de tuer le tyran pour venger sa meilleure amie, une des défunte épouses du roi.

A partir de là, commence une relation très particulière entre les deux personnages : beaucoup de mystères et de secrets, de haine même, mais une attirance étrange. Ce serait peut être le seul point qui m’a dérangé, et c’est pourquoi j’ai choisi de vous partager mon avis avec spoiler : le coup de foudre m’a un peu dérangé au début du récit. Notamment à cause des scènes où Khalid et Shrazrad passent leurs premières nuits ensemble, qui sont des viols plus qu’autre chose. Alors même si leur relation est très belle ensuite, cet élément me gêne et gâche une partie de la crédibilité de leur amour.

Ceci étant dit, je dois quand même dire que j’ai particulièrement adoré Sharzhad, son courage et son entêtement ; sa volonté de rester indépendante et libre. Un des éléments qui m’agace en général lors de mes lectures de romans YA, c’est tous ces passages ultra possessifs entre les protagonistes (comme Henri et Cornélia dans Les Larmes Rouges), qui sont loin d’être sain. Je pense que de la part de romanciers qui s’adressent à un public jeune, cela devrait être très important.

C’est donc justement un élément qui m’a plu. D’autant plus que Sharzhad est loin d’être l’archétype de la protagoniste limité intellectuellement, qui tombe éperdument amoureuse et perd toute personnalité.

Au delà de Sharzhad, les autres personnages sont aussi intéressants : Despina ou Jalal sont très mystérieux et ne laisse que très rarement entrevoir leur vraie personnalité. Évidemment celui dont les sentiments restent les plus obscures est Khalid, qui reste toujours très ambivalent. Exception faite des chapitres où nous avons accès à son point de vue, il est quasiment impossible pour le lecteur comme pour les autres personnages de savoir ce qu’il pense.

J’ai aussi adoré le style de Renée Adhieh, qui réussit à nous transporter dans son univers : elle utilise énormément de termes à consonances arabes qui donne un vrai exotisme au roman (même si le glossaire sert beaucoup!). De plus sa plume, très descriptive, nous permet d’imaginer avec beaucoup de détails l’environnement de Sharzhad.

En bref j’ai adoré ce premier roman et j’ai hâte de me plonger dans le second tome, puisque la fin de ce roman me laisse pleine de questions !

Mes extraits

We women are a sad lot, aren’t we?”

“What do you mean?”

“Strong enough to take on the world with our bare hands, yet we permit ridiculous boys to make fools of us.”

So you would have me throw Shazi to the wolves?”

Shazi?” Jalal’s grin widened. “Honestly, I pity the wolves.”

The more a person pushes others away, the clearer it becomes he is in need of love the most.”

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