La Nouvelle Arche #1

Titre : La Nouvelle Arche #1

Autrice : Julie de Lestrange

Éditions : Michel Lafon

Genres : Dystopie,

Résumé : Spécimen : enfant maintenu en gestation artificielle pendant quinze années. Donne naissance à un membre actif et productif de la Communauté.

Mathilde est l’une des premières. Aujourd’hui âgée de 20 ans, elle s’occupe des futures générations qui grandissent au Centre. Comme elle, ces spécimens n’auront pas d’enfance. Comme elle, ils naîtront, prêts à se battre, pour affronter l’ennemi invisible qui terrorise leur Communauté.

Aussi, lorsqu’un mal étrange frappe certaines unités, Mathilde cherche à tout prix le moyen de les sauver. Et ce qu’elle découvre pourrait bien remettre en cause sa propre humanité.

Mais peut-on être seule à changer le monde ?

Désormais, elle n’a plus qu’une alternative : se taire. Ou combattre.

Mon avis

Merci à Babelio et aux éditons Michel Lafon pour cet envoi. 

Cela faisait bien longtemps que je n’avais pas tenté la lecture d’une dystopie : en effet j’ai eu, comme beaucoup de monde, un certain ras-le-bol de ce genre. J’ai beaucoup lu les romans et séries qui découlaient du succès de Hunger Games mais aussi les plus classiques comme 1984 ou Fahrenheit 451. Juste un petit point pour dire que je suis très critique en terme de dystopie et que cela peut expliquer mon avis en demi-teinte sur La Nouvelle Arche .

Dans une Communauté isolée et en proie aux attaques d’un mystérieux ennemi, nous suivons la vie d’une jeune femme particulière : elle est issue du Centre, elle a passé les dix premières années de sa vie en gestation artificielle. Dans cette société les femmes ont perdu toute fertilité et la seule solution à l’extinction de l’humanité est cette gestation artificielle qui remet en question l’essence même des êtres dans ils sont issus.

Mathilde est investi corps et âme dans le Centre et dans la recherche, c’est sa raison de vivre. Sa vie y a commencé et y a surtout été conditionné. Elle est prête à tout pour se rendre utile et obtenir une place importante dans la hiérarchie du Centre, aux côtés du Doyen, le mystérieux leader du programme. Sa volonté est d’autant plus exacerbé par l’étrange mal qui attaque certains « spécimens », et dont la résolution pourrait la pousser à remettre en question toutes ses certitudes.

Mathilde est un personnage très peu sensible. Elle fait preuve de beaucoup de détachement, de froideur et d’analyse. Sa personnalité est très cartésienne, très scientifique : cela colle bien à l’univers dans lequel à elle évolue. Honnêtement on peut difficilement reprocher ce choix de personnage à l’autrice. Cependant cela nous empêche de s’identifier à elle, et de créer un vrai lien entre le récit et le lecteur, ce qui rend l’immersion un peu plus compliqué.

Dans le même temps, l’autrice cherche à nous relier à l’histoire par le biais de personnage tels que les parents de Mathilde qui eux, ont connu une civilisation plus proche de la nôtre et qui peuvent donc mettre en relief le fossé entre la perception du monde de Mathilde et la nôtre.

Malgré tout, ce qui me gêne dans ce roman, c’est le manque de rebondissement. Si l’aspect scientifique très poussé et pourtant accessible du récit le fait sortir un peu du lot, on reste quand même dans les codes traditionnels de la dystopie. Comme je vous le disais plus tôt, je suis une grande lectrice du genre, et je n’ai pas été surprise par ce roman. Tous les ressorts m’étaient connu et je trouvais de fait le trait assez gros… Cela me sortait un peu du récit en me donnant cette impression de déjà vu. Et puis aussi un certain ras-le-bol vis à vis de Mathilde qui me semblait un peu naïve, même si ses réactions étaient bien justifiées.

Mais c’est aussi le rythme trop mou qui m’a déplu. Le trop peu d’action ne m’invitait pas à poursuivre ma lecture et m’ennuyait même un peu. Ce récit aurait pu être passionnant si il n’avait pas été ponctué de longueurs.

En bref La Nouvelle Arche est un roman qui ne m’a pas séduit mais dont je vous conseille tout de même la lecture car elle a beaucoup d’éléments qui peuvent plaire !

Mes extraits

« – Et pour les attaques? Vous n’avez pas de mur d’enceinte ! Que faites-vous pour vous protéger ?

Henri Whiter sourit avec indulgence.

-Rien. S’ils veulent me tuer, ils le feront. Cela m’ennuierait bien sûr, j’aime vivre, mais plutôt mourir que de construire mon quotidien autour de la peur. Je suis peut-être vulnérable làoù je suis, mais au moins, je suis bien. Ça durera le temps que ça durera… Je me sens plus libre que n’importe qui. »

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