Les ailes d’émeraude

Titre : Les ailes d’émeraude

Autrice : Alexiane de Lys

Editions : France Loisirs

Genres : Fantastique, Aventure

Résumé : A bientôt 18 ans, Cassiopée est contrainte de quitter l’orphelinat où elle vit depuis l’accident qui a tué sa mère. Seule au monde est lâchée dans la ville, elle a la désagréable et persistante impression d’être suivie…

Un soir, elle est violemment agressée par deux inconnus. Très mal en point, elle est sauvée de ce mauvais pas par un mystérieux et séduisant garçon, Gabriel. Leur rencontre n’est pas un hasard. Grâce à lui, Cassiopée découvre sa véritable nature: elle appartient aux Myrmes, un peuple ailé doté d’incroyables pouvoirs sensoriels. En pleine métamorphose, la jeune fille se lance dans cet univers totalement nouveau avec l’espoir de percer, enfin, les mystères de son passé.

Mon avis

Ce livre traînait dans ma PAL depuis quelques années et je me suis enfin décidée à l’en sortir. On peut dire que j’ai bien fait, car ce roman a frôlé le coup de cœur !

Cassiopée est une jeune femme de dix-huit ans qui vit depuis qu’elle est toute petite dans l’orphelinat de San Fransisco, puisqu’elle a perdu sa mère dans un accident de voiture. Mais à l’aube de sa majorité, elle est contrainte de quitter cet endroit et de se confronter à la vie à l’extérieur. Alors qu’elle tente avec plus ou moins de succès de survivre dans cette ville, Cassiopée sent qu’elle est observée. Elle est agressée à plusieurs reprises et ne sait plus vers qui se tourner : pourquoi est-elle l’objet de tant d’attention ?

La réponse, vous la trouverez en lisant le roman ! En effet, même si la couverture est assez explicite, je préfère vous laissez dans l’ignorance, afin de vous laisser découvrir par vous même cette formidable histoire !

Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’Alexiane de Lys sait garder ses lecteurs captivés du début à la fin de son récit. Ses chapitres sont relativement courts, ce qui donne beaucoup de rythme au roman ! De plus, elle ponctue son histoire d’une pléthore de rebondissements qui n’ont cessé de me surprendre. J’ai été de surprise en surprise au cours de ma lecture, et je n’ai pu m’empêcher de veiller tard pour le finir ! Ce roman est très addictif.

Alexiane de Lys développe une intrigue passionnante autour d’une mythologie originale et très bien amenée ! Les Myrmes sont des créatures fascinantes, que l‘on découvre à travers les yeux émerveillés de Cassiopée. Cela change de ce qu’on a l’habitude de voir en terme de fantastique, on s’éloigne des codes habituels. Cependant je ne suis pas une grande habituée de la littérature féerique mais plutôt de la bit-lit. Je suis donc peut être un peu impressionnable !

Ce qui est sûr, c’est que Cassiopée est un personnage très attachant ! C’est une jeune femme drôle avec un caractère très fort, qui ne supporte pas qu’on la sous-estime ou qu’on la prenne pour une idiote. Elle n’hésite pas à se défendre et à s’imposer. C’est un personnage fort mais en même temps très attachante, très vraie. Elle a vécu des choses compliquées et pourtant elle ne se place pas en victime de son passé, mais bien en actrice de son futur. Cassiopée est si pétillante et forte qu’on ne peut s’empêcher de l’apprécier, et pour laquelle on espère le meilleur dans ses prochaines aventures.

En ce qui concerne les autres personnages, je dois dire qu’ils ne se dégagent pas avant plusieurs centaines de pages. Cassiopée est un personnage très seul durant les premières années de sa vie, et le choix de l’autrice de la laisser dans cette solitude pour le début du livre, qui est finalement assez long, est vraiment efficace. Il est rare dans une saga fantastique comme celle-ci d’avoir une introduction qui laisse la magie à part pendant aussi longtemps, mais ici c’est très bien fait, et même sans ces éléments, Alexiane de Lys parvient à nous maintenir en haleine.

Mais quand ces personnages ont émergé, je dois dire que je n’ai pas été déçu. On a d’une part Gabriel, qui semble être le bad boy de cette histoire mais qui est un personnage protecteur envers Cassiopée (bien qu’elle n’ai rien demandé). D’une autre part il y a Camille, lui aussi un peu possessif et pourtant il représente la gentillesse et la facilité. La facilité de la relation, dans le sens où Cassiopée qui n’a pas énormément d’expérience en terme de relations sociales et encore plus avec des garçons, trouvent une certaine simplicité dans ce qu’elle échange avec lui.

Vous l’aurez compris, un triangle amoureux va s’installer autour de notre protagoniste. En général je suis assez réticente en ce qui concerne ce genre de schéma narratif qui peut s’avérer très répétitif. Mais ici Alexiane de Lys casse de manière assez subtile les codes, mais suffisamment pour capter mon attention. Je ne vous révélerais pas ici les ficelles qu’elle utilise pour rendre ce triangle amoureux plus attrayant, mais j’espère que vous aurez la curiosité de le découvrir par vous-même.

Ce qui m’empêche de qualifier cette lecture de « coup de coeur », et qui fait peut-être de moi une personne tatillonne, est la plume d’Alexiane de Lys. Bien qu’il y est une aisance et une fluidité naturelle dans ce récit, on sent que c’est un premier roman, et qu’il y a encore de choses à améliorer. Certaines répétitions (très peu apparentes cependant) ou petits défauts de style ont parfois arrêter mon œil. Mais honnêtement, rien de problématique, simplement les remarques d’une lectrice un peu trop attentive. Je sais qu’au cours des prochains romans que je lirai d’elle, ces petites imperfections auront disparus !

Ce premier tome ouvre la voie à une trilogie qui sera je l’espère mémorable, et dont j’espère continuer la lecture sous peu ! Je vous recommande donc évidemment Les ailes d’émeraudes.

Mes extraits

” Il faut que je trouve Levis Man. C’est la seule chose qui me vienne à l’esprit. C’est lui qui m’a passé cette foutue fleur, qui m’a valu d’être malade comme un chien, d’être poursuivie par une armada de psychopathes, et je suis sûre que c’est à cause d’elle que je ressemble à Maya l’Abeille maintenant.”

“Je tressaille alors qu’il glisse une main derrière ma nuque. Mon corps passe en autopilote. Il se sépare totalement de ma pensée.

Ma pensée me dit: “Oh mon dieu, Oh mon dieu, Oh mon dieu, qu’est-ce que je dois faire?”

Mon corps lève les yeux au ciel et répond: “Nom de Zeus, heureusement qu’on est là. Allez les gars on intervient.”

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