The Sense of An Ending

Titre : The Sense of An Ending

Auteur : Julian Barns

Éditions : Vintage

Genres : Contemporain,

Résumé :This intense novel follows a middle-aged man as he contends with a past he has never much thought about – until his closest childhood friends return with a vengeance, one of them from the grave, another maddeningly present. Tony Webster thought he’d left all this behind as he built a life for himself, and by now his marriage and family and career have fallen into an amicable divorce and retirement. But he is then presented with a mysterious legacy that obliges him to reconsider a variety of things he thought he’d understood all along, and to revise his estimation of his own nature and place in the world.

Mon avis

Ce roman était une lecture préparatoire pour mon cours de littérature anglaise de cette année, et comme il m’a plu je voulais vous en parler avant de commencer à l’étudier !

Dans The Sense of An Ending, on rencontre le personnage de Tony Webster, qui raconte à l’aide de ses souvenirs sa vie. On rencontre évidemment ses amis et ses petites amies, notamment Veronica et Adrian, qui sont tous les deux des personnages mystérieux, qui ne laissent entrapercevoir que très peu de choses de leur personnalité. C’est autour d’eux que tourne une intrigue sombre et surprenante.

La première partie se concentre donc sur son adolescence et ses années dans le supérieur, entre Londres et Bristol. Il raconte ses espoirs et son idéalisme ainsi que son esprit révolutionnaire aux côtés de ses amis. Puis viennent ses premiers amours, et la complexité de ceux-ci puisque Veronica n’est pas vraiment une fille simple… En effet, Tony ne sait jamais vraiment à quoi s’en tenir en ce qui la concerne, et elle ne dévoile pas grande chose d’elle. Même quand on la recroise dans la seconde partie du roman, alors qu’elle est âgée d’environ soixante ans, elle semble toujours fermée.

Tony n’est pas forcément un personnage très attachant, mais pourtant il semble très « vrai ». Julian Barns en peint aussi bien les défauts que les qualités, et en fait un narrateur très honnête.

Je ne vais pas vous révéler le cœur du roman, mais je peux vous dire que le sujet est assez sombre, et abordé avec beaucoup d’honnêteté et de réalisme dans les réactions de Tony, ces passages donnent d’ailleurs un certain relief à ce personnage. Comme sur plusieurs autres thèmes du récit, dont la sexualité, l’approche de Julian Barns est assez cru dans la description, ce qui peut être un peu déroutant par moment. Dans ce côté-ci, je trouve qu’il se rapproche assez de la plume de John Green, qui a également ce style plus « masculin ».

Malgré ça, je suis contente d’avoir découvert cet auteur qui glisse des accents philosophiques dans son œuvre et qui a le mérite de savoir faire réfléchir son lecteur.

De plus le puzzle que forme ce roman est assez plaisant à reconstituer. Comme le narrateur, Tony, nous raconte sa vie à travers ses souvenirs, la chronologie n’est pas toujours très bien respectée, et bien sûr sa subjectivité provoque de grandes surprises entre les deux parties. Les choses ne sont définitivement pas perçus de la même manière selon plusieurs personnages.

Le passage du temps, et les difformités qu’il provoque sur la perception du passé est un thème clé. Cette question de subjectivité et de changements est essentielle au cours du roman, et interroge sur la confiance que l’on peut avoir en nos souvenirs, et de ce fait implique beaucoup de questions sur l’Histoire en tant que science exacte.

En bref, un roman assez difficile dans ses thèmes mais dont le style et les personnages ne vont laisseront pas indifférents.

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