Fahrenheit 451

Titre : Fahrenheit 451

Auteur : Ray Bradbury

Genres : Dystopie, Classiques,

Éditions : Harper Voyager

Résumé : 451 degrés Fahrenheit représentent la température à laquelle un livre s’enflamme et se consume. Dans cette société future où la lecture, source de questionnement et de réflexion, est considérée comme un acte antisocial, un corps spécial de pompiers est chargé de brûler tous les livres dont la détention est interdite pour le bien collectif.

Montag, le pompier pyromane, se met pourtant à rêver d’un monde différent, qui ne bannirait pas la littérature et l’imaginaire au profit d’un bonheur immédiatement consommable. Il devient dès lors un dangereux criminel, impitoyablement pourchassé par une société qui désavoue son passé.

Mon avis

Ce livre s’inscrit dans la lignée de 1984 (publié en 1949 tandis que celui-ci l’a été en 1954), il fait partie de ces dystopies parfois bien loin de celles que l’on peut lire aujourd’hui.

Dans cette société la lecture et les livres sont interdits. Ceux qui conservent des œuvres sont considéré.e.s comme des criminel.le.s, et leurs ouvrages brûlés par les pompiers, qui ont dorénavant pour mission de brûler les livres et de chasser ceux qui les protègent. On suit alors le destin de Montag, pompier, qui un jour, se prend à vouloir comprendre ces livres dont tout le monde semble avoir si peur.

Ce roman exploite l’idée d’une société dont le pouvoir veut assurer un bonheur factice, en proposant uniquement du divertissement au premier sens du terme. C’est à dire une chose visant à divertir les gens de quelque chose. En l’occurrence, la réalité.

Les citoyens sont face à des ‘films’ sans sens réel, des mondes où chacun peut s’immerger sans n’avoir plus à penser. Ainsi la réalité et un imaginaire très limité se mélangent, et créent des individus qui ne pensent plus vraiment, et certainement pas par eux-même. D’une manière similaire à 1984, les protagonistes sont bien incapables d’expliquer les guerres ou les ennemis de leur pays, tant ces éléments importants de leur réalité sont flous.

Le message de cette œuvre c’est aussi l’importance des livres dans la vie d’une société, et de tout ce qu’ils apportent : une connaissance du passé mais aussi un imaginaire qui pousse à la réflexion. C’est un outil qui transmet énormément de choses, et qui aide les uns et les autres à se souvenir de ce qui a été pensé, pour en tirer les leçons nécessaires, en observer les bons et les mauvais côtés. C’est aussi un divertissement beaucoup moins lisse que ce qui est proposé par le pouvoir. Ici on développe des pensées, on véhicule une conception du monde propre à celui qui écrit. Les livres c’est une manière d’inscrire de manière indélébile des faits, des pensées, une trace du passé pour ceux qui viendront après. Je ne vais pas vous refaire un sermon sur le devoir de mémoire, néanmoins je trouve intéressant de veiller à ne pas oublier des textes, ou bien des éléments de notre passé à la guise de certains puissants qui préfère occulter certains pans de l’histoire.

Également en ces temps de turbulences pour les droits des auteurs, je trouve que se rappeler de l’importance de ceux-ci dans une société est capital. ( Un petit lien si tu veux comprendre de quoi je parle )

C’est aussi une question posé par ce roman : que sommes-nous sans souvenir des civilisations passés ? Dans en sens plus large, comment une personne peut-elle être sans image précise de ce qu’elle fut ? Ce qui est très intéressant dans cette œuvre ce sont justement tous ces questionnements vers lesquels le lecteur est poussé au fil de sa lecture.

A l’instar de 1984, ou The Handmaid’s Tale, dans Fahrenheit 451 l’atmosphère est très sombre, tout comme les personnages. Montag, qui est pourtant le protagoniste, ne paraît pas vraiment attachant. Il représente surtout l’ « humain moyen » si je peux utiliser cette expression. Il n’est pas particulièrement marquant mais a eu la capacité de réaliser que quelque chose clochait avec sa vie et celles des autres. C’est bien là toute sa force.

La plume de Ray Bradbury est assez incise. Beaucoup de paragraphes sont ponctués de phrases courtes qui résonnent comme des maximes. Son style est cependant parfois est peu complexe dans le sens où il n’aide pas forcément son lecteur à comprendre tous ces concepts de façon instantané. Certains d’entre eux me sont restés obscures pendant plusieurs pages avant d’enfin en appréhender le principe. Néanmoins sa plume est assez originale comparée à mes lectures et j’ai été ravie de la découvrir.

En bref c’est un roman qui mérite d’être lu, pour son intrigue révélatrice de beaucoup de vérités sur nos sociétés humaines et pour son histoire malgré tout très actuelle.

Mes extraits

« We must all be alike. Not everyone born free and equal, as the Constitution says, but everyone made equal. Each man the image of every other ; then all are happy, for there are no mountains to make them cower, to judge themselves against. »

«Those who don’t build must burn. It’s as old as history and juvenile delinquents »

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *