Les Larmes Rouges #3

Titre : Les Larmes Rouge #3, Quintescence

Autrice : Georgia Caldera

Éditions : J’ai lu, Collection Dark Light

Genres : Fantastique, Romance, Bit-lit

Résumé : « La clé du pouvoir se cache dans le sang. »

Alors que la relation d’Henri et Cornélia connaissait enfin une accalmie après les épreuves, l’arrivée surprise d’un fantôme du passé fait voler en éclats toutes leurs certitudes. Ces retrouvailles peuvent-elles être encore plus dangereuses que le Roi Sombre lui-même ?

Mon avis

J’ai vraiment beaucoup aimé les deux premiers tomes de cette trilogie a l’atmosphère si sombre et si particulière, et j’avais donc d’autant plus d’attentes concernant cette conclusion. Attentes qui n’ont, malheureusement, pas toutes étaient comblés. Même si je garderais un bon souvenir des aventures de Cornélia et Henri, ce dernier tome me laisse avec un avis en demi-teinte.

Ces deux personnages sont certes très attachants dans l’amour désespéré qu’ils se portent, tandis que les épreuves ne cessent de s’ accumuler. Mais ils restent assez énervants par moment, avec leurs choix dépourvus de rationalité et leurs comportements à la limite de l’idiotie qui les mènent à des situations extrêmes qui auraient pu être évités avec un peu de communication. Cornélia, qui depuis deux tomes subit avec plus ou moins d’aisance les ordres de son compagnon ainsi que les changements de sa condition, réagit enfin, et réalise qu’elle n’est plus une petite chose fragile et incapable de prendre une décision sans courir à sa perte. Elle prend du caractère dans ce tome final et son personnage devient plus intéressant dans son évolution. De son côté Henri reste un être particulier mais qui à l’instar de Cornélia change, s’humanise quelque peu. En soit j’avais toujours apprécié ce personnage, c’est typiquement le vampire au passé horrible mais que quand même il est trop mignon donc on lui pardonne. C’est le genre de personnage qu’on retrouve dans quasiment tous les romans bit-lit, alors ce serait un peu idiot de vouloir critiquer cet aspect-là. Néanmoins Henri reste un vampire complexe, dont Georgia Caldera dévoile les secrets et souvenirs de manière très habile.

Honnêtement jusqu’au premier tiers du roman j’ai été un peu déçu, j’avais l’impression que, contrairement aux deux premiers volumes dans lesquels l’autrice allait loin dans l’horreur, là le ton était plus léger. Pourtant, quand j’ouvre un ouvrage des Larmes Rouges, c’était pour retrouver cette ambiance si sombre. Alors j’avoue avoir été un peu étonné par ce changement soudain, et j’ai eu peur de ne pas apprécier cette conclusion. En effet, les deux cents premières pages n’ont vu éclore que des intrigues secondaires aussitôt closent. Je n’irais pas dans les détails pour ne pas vous spoiler, mais j’ai trouvé qu’on perdait finalement beaucoup de temps pour pas grand-chose.

Heureusement les choses se sont grandement améliorés par la suite ! Le rythme des révélations a augmenté, et j’ai lu d’une traite cette seconde moitié. Je n’ai pas réussi à décrocher avant de l’avoir fini, d’avoir eu le dernier mot de cette histoire. Il y a eu comme un cap où l’histoire est redevenu intrigante et captivante.

On apprends beaucoup de choses sur le passé d’un personnage qui est plutôt resté dans l’obscurité jusque-là : Avoriel. Et de la même manière que dans les autres tomes, Georgia Caldera nous livre ces informations au travers de songes plus vrais que natures, et détaillés d’une façon si précise qu’on est transporté avec Cornélia. J’ai été heureuse de voir que les rêves restaient un élément important du récit, conservant ainsi un schéma clé de cette trilogie. De plus, l’autrice nous détaille la mythologie, les origines de ses vampires, qui sont très originales et nous permettent de comprendre tout ce qui se trame depuis le premier tome.

La fin, bien que belle et emplie d’une certaine mignonnerie, manque selon de moi de fluidité. L’épilogue est très agréable à lire, personnellement j’aime toujours ces petits chapitres bonus exposant le bonheur des personnages dont on a suivi les malheurs pendant plusieurs tomes. Ce qui me gène un peu c’est la transition entre le dernier chapitre et celui-ci, j’ai eu le sentiment d’un enchaînement quelque peu abrupt et très rapide, sans réel explication. Malgré tout, j’apprécie la conclusion en elle-même, qui ne laisse aucune intrigue secondaire derrière elle.

En somme, c’est une trilogie bit-lit que je vous recommande très largement, malgré les quelques soucis que j’ai eu avec ce dernier tome. L’ambiance sombre et les personnages torturés et complexes des Larmes Rouges seront sûrement vous séduire autant que moi !

C’est une saga que je relirais avec plaisir.

 

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